samedi 19 septembre 2009

Entry 1-Past

J’avais neuf ans quand je l’ai rencontré pour la première fois. Cette journée-là, le père Thomas m’avait dit qu’il m’expliquerait enfin pourquoi je n’avais jamais le droit de quitter le monastère, pourquoi j’étais la prêtresse choisie par la première épée pour protéger le héros. J’avais bien le tattoo de Strider dans le dos, ça je pouvais le comprendre, mais toutes ces histoires de destin et d’épée de Lethus étaient beaucoup trop pour moi. Je n’étais qu’une enfant…
Des personnes sont venues au temple pour me rencontrer. Le père Thomas a dit que c’était des dignitaires. Je ne comprenais pas ce que ça voulait dire. Je pouvais seulement me fier à ce que je voyais. Dignitaires = gens intimidants et importants qui portent des habits. Ils étaient étonnés que la prêtresse de Strider soit une fille-chat. Le père Thomas a dit que les voies de Strider étaient impénétrables (ou quelque chose comme ça). Ça non plus je ne l’ai pas compris. Impénétrable ça ne veut pas dire «qui ne peut être pénétré» ou «fermé»? Mais si les voies de Strider sont fermées, comment je peux faire pour être sa prêtresse? Et puis qu’est-ce que ça veut dire les «voies de Strider»?

Avec les gens importants, il y avait une fille de mon âge. Elle s’appelait Vali. Elle avait une grande épée accrochée à sa taille. J’ai été super impressionnée. Comment tu peux lever quelque chose comme ça? Moi je ne suis presque pas capable de soulever mon bâton. Il y avait aussi un garçon un peu plus vieux que moi. Un des monsieurs importants a dit qu’il s’appelait Tom et qu’il était censé me protéger. Tom avait l’air gêné de venir me voir. Peut-être que ce sont mes oreilles ou ma queue qui lui font peur? J’espère que non, sinon ça va être difficile d’être amis. Et si Tom reste ici pour me protéger, j’aimerais beaucoup qu’on devienne amis. Je n’ai pas vraiment d’amis de mon âge…

J’ai suivi le père Thomas et tous les gens importants dans un endroit du monastère où je n’étais jamais allée. Il y avait une épée sur un autel de pierre et elle était entourée de vapeur rose. J’ai trouvé ça super jolie, mais le père Thomas ne voulait pas que j’approche trop. Il a dit que quand le héros se réveillerait, je devrais traverser la vapeur pour prendre l’épée et la lui donner. À ce moment-là, je devrais suivre le héros et le protéger. Mais comment je vais faire pour savoir qui est ce héros? Le père Thomas a dit que je le saurais le moment venu. Je ne comprends pas. Comment je vais faire pour reconnaître mon héros si je ne sais même pas comment il s’appelle ou de quoi il a l’air? Est-ce que je vais devoir le trouver toute seule? Comment je pourrais y arriver? Je vais devoir demander à tout les gens que je rencontrerai si chacun d’entre eux est mon héros? Et si je me fais répondre oui, comment je fais pour savoir si c’est le bon héros? Je vais devoir lui faire passer un test? Ça va être tellement long… Mais si Tom est là, ça va être moins long. Je suis contente de ne plus être toute seule…

Le soir, il y a eu un souper avec tous les gens importants. Vali était assise à côté de moi. Elle a tiré mes oreilles et ma queue. Ça n’a pas fait mal, mais je n’ai pas aimé ça. Elle a dit que c’était la première fois qu’elle rencontrait une fille-chat. Mais les filles-chats ce n’est pas si rare que ça… n’est-ce pas? Il doit bien y avoir d’autres monsieurs chats et madames chats qui ont eu des enfants à part mes parents… Vali a dit qu’il y avait des choses bien pires que d’avoir des oreilles et une queue de chat, genre avoir des ailes de dragon. Je lui ai demandé si elle, elle en avait. Elle m’a répondu que non, mais je ne suis pas certaine qu’elle disait la vérité. Ça ne doit pas être si mal d’avoir des ailes de dragon, non? Moi je trouve ça plutôt cool… même si je ne suis pas sûre à quoi ça ressemble des ailes de dragon. Le peu que je sais sur les dragons, je l’ai lu dans des livres de conte : les dragons sont méchants, ils attaquent le château, enlèvent la princesse et finissent toujours pas être tués par le chevalier ou le prince. Vali ne peut pas être un dragon parce qu’il n’y a pas de château ou de princesse ici.

Vali m’a dit qu’elle venait d’un endroit qui s’appelait l’île aux déesses. Ça se trouvait au nord, au milieu de l’océan. Elle est si chanceuse… Venir d’un endroit qui s’appelle l’île aux déesses et aussi avoir le droit de voyager. Moi je n’ai jamais le droit de sortir de la ville. Le père Thomas dit que je suis trop importante…

Vali m’a demandé si je voulais aller me promener dans la forêt. Je n’étais pas censée y aller, mais je me suis dit que si je n’étais pas toute seule, ça serait correct. Tom n’arrêtait pas de me regarder depuis tout à l’heure et il tournait la tête quand je le regardais. Peut-être que mes oreilles lui font vraiment peur ou alors il est juste gêné de venir me parler… S’il vient avec nous, on pourra apprendre à se connaître et on pourrait devenir amis…? Pendant que Vali et moi on se sauvait discrètement, j’ai accroché Tom par le bras pour qu’il nous suive.

Dans la forêt, c’était assez effrayant. Il faisait noir, les arbres étaient tous croches et j’entendais des bruits que je n’avais jamais entendus avant. J’avais très peur, alors je me suis accrochée au bras de Tom. Il avait l’air d’avoir peur aussi, mais je me sentais quand même rassurée près de lui. Même si on a peur, si on reste ensemble, je crois que ça va être moins pire. Vali nous a traités de lopettes. Je ne connais pas ce mot, mais je crois que ça veut dire peureux. Vali n’avait pas l’air du tout d’avoir peur. Elle marchait en avant de nous et elle ne tremblait pas. Moi je préférais quand même rester derrière avec Tom.

Vali continuait d’avancer quand nous avons entendu un bruit super effrayant, encore plus effrayant que tous les autres. Tom a été super brave et il a lancé sa hache dans la direction d’où venait le bruit. Il y a quelque chose qui est tombé par terre, mais ce n’était pas un monstre. C’était une fille de notre âge qui était très blessée. J’ai voulu la soigner, mais Vali m’a dit de toucher son épée en même temps qu’elle. Je l’ai fait et quand j’ai soigné la fille, toutes ses blessures ont été guéries. Wow… Ça c’est super génial! Jamais je n’avais fait quelque chose comme ça!

J’étais super heureuse, mais il y a un truc bizarre qui s’est produit. Quand la fille a été soignée, elle s’est transformée en vache. Je l’ai regardée avec des grands yeux. J’avais un peu peur, mais surtout, je ne comprenais pas ce qui se passait. Comment quelqu’un peut se transformer en vache? La fille-vache n’avait pas l’air non plus de comprendre pourquoi on la regardait comme ça, mais quand elle s’est rendue compte de ce qu’elle avait l’air, elle s’est mise à crier et elle s’est sauvée… mais elle s’est assommée dans un arbre.

Le père Thomas est arrivé à ce moment-là. Il a dit qu’on allait devoir copier la bible quarante fois. Il était super fâché. Je ne l’avais jamais vu comme ça, mais quand il a vu la fille-vache, il s’est calmé et il a dit que c’était un cas d’altération. Je lui ai demandé ce que c’était de l’altération. Il a dit que c’était de la magie de mage, le pire fléau de l’humanité. Alors les mages ce sont des gens méchants qui font de l’altération? Je ne suis pas sûre de comprendre. Je vais encore devoir regarder dans le dictionnaire…



Le reste va suivre dans un autre post.

vendredi 15 mai 2009

Changement d'apparence

Comme ça ne me tentait pas de créer un nouveau blog pour la prochaine game, j'ai décidé de juste changer l'apparence de celui-ci et de m'en servir pour mon perso dans la prochaine game.

mercredi 29 avril 2009

Raven 75-The end

Finalement, le dernier post de Raven, Juste pour toi Amé. Désolée pour les petites erreurs ou pour les bouts où c'est pas mal condensé. Je ne me souvenais plus de tout comme la game s'est déroulée il y a quelques semaines.


Je me trouvais dans une chambre d’auberge. Ne me demandez pas dans quelle ville, je ne le savais pas. Je voyageais tellement depuis des mois que toutes les villes et toutes les auberges se ressemblaient. Mais cette fois-ci, quelque chose était différent. J’ai jeté un coup d’œil vers le lit et vers le bébé qui dormait. Elle s’était endormie au moment où j’étais entrée en ville. Elle était si belle. Je la regardais et elle me faisait penser à Lotus, sauf que son pouvoir était de la lave au lieu de l’eau. Est-ce que ça se peut une nymphe de lave?

J’attendais que l’employée de l’auberge à qui j’avais demandé de me faire réchauffer du lait revienne. Je suis certaine qu’elle a dû se poser des questions en voyant le biberon en amiante que je lui ai donné, mais mon pourboire a dû la convaincre de se taire. Il ne me restait plus qu’à espérer qu’elle y fasse attention. Avez-vous simplement une idée d’à quel point il est difficile de se faire fabriquer des biberons et autres trucs pour bébé en amiante? Pourquoi a-t-il fallu que je tombe sur une nymphe de lave et non pas un bébé normal? Ça m’importait peu en fait. Elle venait à peine d’entrer dans ma vie et pourtant je l’aimais déjà tellement. Elle était arrivée exactement au moment où j’en avais eu le plus besoin. Saurait-elle jamais qu’elle m’avait sauvé la vie? Une fois qu’elle serait plus grande, je le lui dirais. Je lui raconterais ce qui m’avait amené sur cette route ce jour-là et comment exactement je l’avais trouvée. Mais pour l’instant, je n’avais qu’une seule envie et c’était de la serrer contre moi. Je l’ai prise dans mes bras et son petit corps chaud contre le mien m’a donné encore plus de courage pour continuer.

Dois-je remercier mon passé de cursée ou mon passé de porteuse d’Ifrit pour rester relativement insensible à la chaleur qui se dégageait d’elle? Ça devait aider en tout cas. Mais même si elle m’avait brûlée un peu, je n’aurais pu m’en séparer. Est-ce que toutes les mères se sentent comme ça? Aussi complètes, aussi fortes? Je savais qu’avec elle dans ma vie, je pouvais maintenant penser au passé sans me morfondre et sans penser à la mort. Et c’est ce que j’ai fait…

J’avais passé une excellente nuit, de toutes les façons possibles… Je me trouvais dans un demi-sommeil plutôt agréable quand j’ai senti que les draps étaient tirés vers le bas, me découvrant jusqu’à la taille par la même occasion. Je les ai retirés vers le haut pour que je sois entièrement cachée. Ils ont aussitôt été retirés. J’étais bien décidée à rester au lit plus longtemps, alors je me suis recachée.
-Je ne peux pas rester couchée plus longtemps?
-Mon amour, il faut que tu te lèves, m’a répondu Spartan.
-…
(Rourou… Comment veux-tu que je résiste à ça?)

J’ai pris mon courage à deux mains (pourquoi est-ce que c’est quand on est le plus bien qu’on est obligé de se lever?) et j’ai risqué ma tête hors des couvertures. Spartan semblait frais et dispos. Il devait être debout depuis un moment. Sur un mannequin, il y avait un exemplaire de ma robe rouge, plus schling que jamais, avec l’emblème de l’archimage à l’arrière dans le bas du dos. Sur une petite table, il y avait mon arbalète, qui avait aussi l’air plus schling qu’elle ne l’avait jamais été. J’avais bien envie de leur jeter un coup d’œil de plus près, mais sur la table devant le divan, il y avait un plateau avec de la nourriture dessus. Rien que de la voir, avant même de la sentir, j’en ai eu l’eau à la bouche. Je me suis entourée d’un drap et je suis allée m’assoir pour manger. Mon estomac criait famine, mais Spartan, lui, n’a rien pris. Il avait l’air plutôt préoccupé. C’était compréhensible. Avec le combat qui s’en venait, puis ce qui se passerait après… Il devait avoir beaucoup de pression sur les épaules. J’aimerais tant pouvoir le soulager un peu… J’aimerais tant qu’il y ait plus de gens à nos côtés, que Cédric et les autres voient au-delà de son passé d’evil archimage et réalisent qu’il n’est plus le même homme. If only they could see him the way I do, they would know…
-Je te conseille de te dépêcher, m’a alors dit Spartan, ils arrivent.
-Déjà?
(Ils n’étaient pas censés arriver seulement ce soir?)
-Ce n’est pas ma faute, s’est défendu Spartan. J’essaie de te réveiller depuis une heure.
-…Oh.
(Really? I didn’t notice.)

J’ai avalé le restant de mon déjeuner en quatrième vitesse et je me suis dépêchée de m’habiller. La robe m’allait comme un gant (il faut dire que Spartan connaissait mes mensurations par cœur). J’avais même l’impression qu’elle m’octroyait une protection supplémentaire (due à l’emblème de l’archimage?). Mon arbalète avait aussi l’air d’être plus performante. J’ai vraiment un rourou génial pour qu’il pense à faire tout ça pour moi. Il faudra que je me montre à la hauteur de ses cadeaux et que je performe lors du combat. Je tiens vraiment à lui être utile. Je veux aussi le protéger, autant que lui veut me protéger, même si je le montre moins. Je l’aime tellement et je ne supporterais pas de le perdre.

J’ai pris sa main dans la mienne et nous sommes descendus rejoindre tout le monde, suivis de Mash et de Cara. J’aurais aimé que l’atmosphère soit plus à l’entraide mais «ceux de l’autre camp» semblaient toujours autant anti-Spartan, quelque chose que je ne comprendrai jamais… Nous nous sommes tous rendus à la chapelle. Les sept clés ont été mises dans les encoches se trouvant dans le mur et la porte pour nous rendre jusqu’à Xélotha s’est ouverte. J’aurais aimé que tout se passe simplement et rapidement, mais je ne me sentais pas super à l’aise à cause des échanges entre Cédric et Spartan. Je me suis sentie encore moins bien quand Cédric a sous-entendu que Spartan avait fait des trucs pas nets et que Spartan lui a répondu «Bien sûr! Quel dictateur ne le ferait pas?» Euh, what? Comment ça «dictateur»? Spartan n’est pas un dictateur… Il ne peut pas l’être…

J’ai laissé Spartan me guider de l’autre côté de la porte, mais je l’ai à peine regardé. Pour la première fois, le doute m’assaillait l’esprit. Pour la première fois, j’associais les mots «evil» et «Spartan» dans la même phrase et ce n’était pas pour le nier de toutes mes forces. Pour la première fois, je me disais qu’il y avait une possibilité que Spartan soit evil et j’espérais tant me tromper. Mais s’il n’était pas mauvais, pourquoi avait-il dit qu’il était un dictateur? J’étais relativement perturbée et ce n’était pas du tout le moment. Un adversaire nous barrait le chemin et je devais me concentrer. (La player n’est plus sûre. C’était Sauron, non?) Nico et Éveliss sont finalement restés derrière pour le combattre et nous permettre de poursuivre notre chemin.

Nous avons ensuite dû nous battre contre un squelette de dragon gigantesque qui était possédé par Xélotha. J’aurais pu y rester, car j’ai tour à tour oublié comment me battre et comment me soigner. J’étais totalement helpless. Nous avons réussi à vaincre notre adversaire et tous ceux qui avaient été affectés (surtout moi) sont retournés à leur état normal. Nos compagnons restés derrière sont revenus, mais ils avaient fusionnés ensemble. À voir l’allure de l’elfe, il devait s’appeler Nicoliss. Étrange… Puis comme le dragon était mort, un autre devait prendre sa place, pour maintenir l’école des mages en place. Cyrianne s’est donc sacrifiée et sous sa forme dragon, elle s’est endormie (à jamais?). Elle a pleuré et la dernière chose qu’elle a dite fut «je t’aime Cédric». Ce dernier était bien entendu bouleversé. Je l’étais aussi. Comment ne pas l’être? Leur amour n’aurait jamais dû se terminer de cette façon.

Tout n’était pas terminé. Avec les sept clés, les professeurs de l’école de magie ont été libérés. Ils ont dit qu’il ne pouvait y avoir deux archimages en même temps, aka Spartan et Cédric. Cédric est aussi archimage? C’est parce qu’il est le fils de En? Les deux allaient devoir se battre et celui qui gagnerait deviendrait archimage. Tout le monde semblait savoir quoi faire, ayant déjà décidé de se ranger du côté de Cédric. Même Mash et Cara ont finalement décidé de se battre pour lui. Moi je ne savais plus du tout quoi faire. Avec Spartan qui disait qu’il voulait tuer des gens et détruire le monde, ça n’aidait pas du tout. Deux portes se sont ouvertes et les gens ont commencé à entrer. J’aurais bien voulu me ranger dans le camp des indécis et me contenter d’abord d’observer le combat, mais ça ne m’était pas possible. Si je voulais pénétrer dans l’arène, je devais choisir un camp.

Finalement, il n’est plus resté que Cédric près de moi. Il m’a proposé de m’endormir le temps du combat, pour que je n’aie pas à subir tout ça. C’était bien gentil de sa part, mais j’ai décliné son offre. Ne rien faire aurait été aussi pire que de me battre contre lui. Avant de me quitter, Cédric m’a dit que personne ne m’en voudrait si je choisissais de me battre pour Spartan. Merci mon ami… Il savait à quel point j’étais torturée en ce moment et il devait aussi savoir que malgré mes doutes, j’avais déjà pris ma décision. Quand je suis arrivée à mon tour dans l’arène, tout le monde était en place. J’ai pris Spartan par le bras et je l’ai amené un peu à l’écart.
-Quand tu m’as dit que tu m’aimais, est-ce que tu te foutais de moi? lui aie-je demandé.
-Non.
-Pourquoi tu m’as menti alors?
-Je ne t’ai pas menti.
-Oui. Pourquoi tu m’as demandé de rester près de toi pour t’empêcher de devenir evil alors?
-Parce que c’est vrai.
-…
(Je suppose qu’il veut dire qu’il voudrait que je reste près de lui pour l’empêcher de perdre le contrôle. Et je suppose que techniquement c’est vrai qu’il ne m’a pas menti; il ne m’a jamais dit qu’il était evil ou pas. Mais pourquoi je me pose toutes ces questions? Dès l’instant où il m’a dit que ses sentiments étaient sincères, la balance avait penché en sa faveur.)

-Alors? m’a-t-il demandé.
-…Jamais je ne pourrais me battre contre toi.
-Tu vas rester à mes côtés alors?
-…Oui.
Je suis désolée tout le monde. J’espère que vous pourrez un jour me pardonner, mais je l’aime. Je l’aime même s’il est evil. Je n’ai pas grand espoir de m’en sortir, vu le nombre que vous êtes, mais je préfère mourir pour lui plutôt que de me battre contre lui ou pire de ne rien faire. Spartan a sorti Ifrit et l’a mis à son bras. Il a alors subi une étrange transformation, son apparence prenant celle d’un lézard. Euh… Ses sentiments sont toujours les mêmes, alors je suppose que je m’y habituerais. En autant qu’il n’ait pas l’air de ça quand on fera l’amour… J’ai décidé d’attaquer Cédric. Avec Nicoliss, il était l’une des deux plus grandes menaces. J’ai réussi à lui faire assez de dommages, mais Nicoliss n’arrêtait pas de healer tout le monde à 100%. Quand j’ai décidé de m’attaquer à lui, ça n’a pas changé grand-chose. Ils ont réussi à abattre Spartan. Quand il est tombé par terre, je me suis précipitée à ses côtés. Ses blessures étaient mortelles. Non… Pourquoi c’est toi qui meurt? Ne me quitte pas…
-I’m sorry my love, s’est-il excusé, I couldn’t show you my world…
-…
(Je t’aime… Je t’en supplie, ne me quitte pas…)

Mais il est mort. Et son corps est parti en fumée et le corps du petit Spartan s’est reformé. L’archimage venait de renaître… Celui qui semblait être le prof en chef a dit que ses souvenirs d’archimage avaient été effacés. Tout ce qui lui restait c’était ses souvenirs de fils de pirate. Flinch est arrivé et s’est précipitée auprès de son ami. Ils ont ensuite été emmenés ailleurs pour que Spartan se repose. Moi je n’ai pas attendu qu’on me dise que les non-mages n’étaient pas admis ici pour m’en aller. Plus vite je m’en irais et mieux ça serait. J’étais totalement démolie, autant physiquement que mentalement. J’avais aimé de tout mon cœur et de toute mon âme et j’avais perdu. Mon cœur était brisé et mon âme en mille miettes. Plus jamais je n’aimerais. Cédric m’a rejoint avant que je n’atteigne l’ascenseur qui me ramènerait à la surface. Toujours aussi sweet, il m’a dit que tout n’était pas perdu. Avec une nouvelle éducation, Spartan pourrait changer. Alors si je ne refaisais pas ma vie d’ici une vingtaine d’années, je n’aurais qu’à le contacter pour qu’il me donne des nouvelles de Spartan.
-Je ne pense pas refaire ma vie, plus jamais.
-Il ne faut jamais abandonner.
-…

Ça c’est plus facile à dire qu’à faire. Et puis, pourquoi attendre? Si un jour il retrouvait ses souvenirs d’archimage et qu’il recommençait à vouloir dominer le monde? Je ne pense pas que je pourrais le supporter. Je serais incapable de le perdre une troisième fois. Moi j’en ai assez d’avoir mal. Je vais donc partir et m’éloigner de tout ce qui pourrait me rappeler Spartan. I just want to forget. Je suis remontée à la surface et je suis sortie de la ville sans même regarder où j’allais. J’ai passé les mois suivants à voyager, sans aucun autre but que celui de survivre. J’étais de plus en plus démotivée à continuer. Pourquoi ne mettais-je pas fin à mes jours dans ce cas? Probablement parce que j’étais trop lâche pour le faire moi-même. J’attendais qu’une occasion se présente. Sur les routes, les mauvaises rencontres sont fréquentes, alors peut-être qu’un jour… J’étais justement en train de penser à ça quand je l’ai rencontrée. Je marchais et j’ai entendu des pleurs de bébé. Un peu plus loin, j’ai aperçu un bébé enveloppé dans une couverture, seul. Dès qu’il m’a vue, il a arrêté de pleurer et il s’est mis à gazouiller. J’ai tout de suite été conquise. Je l’ai pris dans mes bras et des petits jets de flammes se sont mis à sortir de ses petites mains qui gigotaient. Un élémentaliste de feu? Ou plutôt une, après un rapide coup d’œil sous les couvertures. Elle ressemble plutôt à une nymphe. Elle me fait penser à Lotus, sauf que son pouvoir est le feu au lieu de l’eau. I guess I’m going to be a mother after all...


Toc, toc.

Des coups frappes à ma porte m’ont fait sortir de ma rêverie. C’était le lait chaud pour ma pitchoune. Comme munie d’un sixième sens, cette dernière s’est réveillée au moment où je refermais la porte et elle a réclamé son repas. Je l’ai prise dans mes bras et je lui ai donné le biberon. J’aurais préféré qu’elle soit ma véritable fille pour que je puisse la nourrir au sein, mais je ne peux pas tout avoir, n’est-ce pas? This is the next best thing. Elle a tout avalé en quelques minutes et elle a recommencé à gazouiller et à gigoter. I love you so much... I don’t know why your parents abandoned you, but in some way, I’m grateful, because it allowed me to meet you. And now that I have you in my life, I wouldn’t trade you for anything in this world. I should start to think about a name. How about...

mercredi 25 mars 2009

Angels

En attendant que j'écrive le dernier post. Je trouve que les paroles s'appliquent bien à sa situation.


dimanche 22 mars 2009

Raven 74 : Séparation et rapprochement

Naïveté et romantisme dans le tapis, je me suis forcée. Enjoy!


Toujours perdue dans mes pensées, je sirotais mon restant de bleurk. Je ne me rappelle même pas avoir repris mon verre. Cette boisson est décidemment trop bonne et addictive. Le dernier match était sur le point de commencer. Spartan m’a doucement enlevé des mains mon verre. Huh? Il m’a fait apporter une valise. Re-huh? À l’intérieur il y avait un sniper et une balle de red steel. Il voulait que j’aille dans une loge isolée plus haut dans les estrades. Mon but serait d’empêcher leur adversaire de gagner. Spartan m’a dit que je saurais quand utiliser mon arme. Il m’a aussi demandé de faire attention à ce que la balle ne ricoche pas et touche mes amis.
-D’accord…
(Merci pour la pression. Déjà que je ne me sens pas super à l’aise d’utiliser un truc en red steel, mais de me faire rappeler que je pourrais toucher mes amis…)
-Mash, veille sur elle comme sur ta propre vie, lui a demandé Spartan.
-Yes milord.

Je n’étais pas certaine que ce que j’allais devoir faire était une bonne idée. J’aurais dû le dire à Spartan, pour qu’on trouve une autre solution, mais il comptait sur moi et je ne voulais pas le décevoir. Il ne me reste plus qu’à espérer que je n’aurai pas à me servir du sniper.

Mash et moi sommes partis dans la loge supposément vide et dans laquelle il y avait présentement deux gobelins qui faisaient le ménage.
-Vous deux, dehors! leur a ordonné Mash.
-Mais on sera punis si on ne finit pas notre ménage…
-Je m’en fous!
Les deux gobelins se sont suicidés et sont partis en fumée.
-Ew!
-Ça fait 25 que je tue aujourd’hui, m’a dit Mash. C’est l’fun!
-C’est surtout perturbant!
-Attends de voir comment ils se reproduisent…
-Euh, épargne-moi, s’il te plaît.
(Le monde des mages est décidemment très perturbant.)

Je me suis installée près du rebord et j’ai assemblé le sniper. Je me suis ensuite placée pour être prête à tirer. J’ai essayé de ne pas le montrer, mais j’étais extrêmement nerveuse. S’il vous plaît, faites que je n’aie pas à me servir de cette arme… Mash s’est installé près de moi, veillant sur moi comme Spartan le lui avait demandé. Sa présence était appréciée, mais pas le moindrement rassurante.

Quand le combat a commencé, ce fut seulement Nico qui s’avança sur le stage. Euh… Ce n’était pas censé être trois personnes contre le boss? J’ai peut-être mal compris. Après tout, je n’ai pas demandé de précisions à Spartan. Il a sans doute assumé que j’avais compris qu’il voulait dire que c’était un adversaire contre le boss jusqu’à concurrence de trois et non pas trois contre un. J’espère que Cédric et les autres ne m’en voudront pas. J’espère qu’ils vont bien s’en tirer…

Nico s’est très bien débrouillé, mais il s’est fait pitcher d’un bord et de l’autre du stage et il a fini par perdre le combat. Au moins il est encore vivant… Ensuite, ce fut au tour d’Edward. Connaissant sa tendance à ne pas toucher ses adversaires et à blesser ses alliés, j’ai un peu craint pour sa vie. Mais pour mon plus grand étonnement (et celui de tout le monde), il a gagné. Il a tué le boss en faisant un move super cool et il l’a coupé en deux. Tout le monde en a été bouche bée.
-J’aurais plutôt parié sur Cédric, a dit Mash.
-Si j’avais parié, lui aie-je répondu, moi aussi.
-Finalement, tu n’auras pas besoin de ça.
Il m’a repris le sniper.
-Tant mieux!
(Je ne voulais pas me servir de red steel.)

Nous sommes retournés dans notre loge.
-Ça c’est passé beaucoup mieux que ce que je pensais, nous a dit Spartan.
-Oui, moi aussi, lui aie-je répondu.
-Tu n’as pas eu besoin de te servir du sniper.
-Tant mieux.
-Je l’aurais fait moi-même, a-t-il continué, mais pour tout ce qui est de tirer, je suis nul.
-Moi je me débrouille, mais le sniper ce n’est pas mon point fort.
-Oui, je sais ce qu’est ton point fort…
(À son ton et au regard qu’il m’a lancé, j’ai tout de suite su de quoi il parlait et je me suis mise à rougir.)
-Je te hais, ta gueule.
(Tu sais que ça me gêne de parler de ce genre de choses en public… en tout cas quand je suis sobre.)

N’ayant plus rien à faire ici, nous sommes retournés au château. J’étais heureuse de partir enfin, car d’une part j’étais fatiguée (le soleil était levé et j’étais debout depuis la veille) et de l’autre, j’allais pouvoir passer un peu de temps seule avec mon rourou. Je ne pensais pas nécessairement à «ça», mais surtout au fait d’être seule avec lui dans une pièce. Le combat final approchait et c’était peut-être les derniers moments que l’on passait ensemble. Nous sommes arrivés les premiers, mais nous avons été suivis de près par les autres. Spartan a redit à quel point il était surpris qu’ils aient gagné, puis il a ajouté qu’il avait parié pour leur adversaire. Nico lui a répliqué en le frappant. Ma première réaction a été d’envoyer Nico promener. Pour qui il se prenait de frapper mon rourou? Ensuite j’ai pensé : Spartan avait parié contre eux? Euh… Je lui ai posé la question et il m’a répondu que c’était juste une façon de parler, il n’avait pas d’argent à parier. J’aurais dû y penser tout de suite. Il plaisantait, c’est tout. C’était peut-être un peu de mauvais goût, mais c’était juste une plaisanterie. Quand Cédric est arrivé, il s’est dirigé d’un pas décidé vers la chapelle (c’est vrai, j’avais oublié de lui dire que Cyrianne était là, oups), mais dès qu’il nous a aperçus, il a fait demi-tour.
-Est-ce que tu l’as touchée? a-t-il demandé à Spartan d’un ton agressif, parlant bien évidemment de Cyrianne.
-Euh, what?
(Ça c’était moi. Qu’est-ce que tu racontes Cédric? Pourquoi l’aurait-il touchée? Comment peux-tu penser ainsi le pire de lui?)
-Bien sûr que non! lui a répondu Spartan. Mon cœur n’appartient qu’à elle!
Il m’a regardée et m’a serrée contre lui avec un de ses bras. Rourou…
-Et ton corps? a demandé Cédric.
-Euh, what?
(Ça c’était encore moi. Comment peux-tu oser dire une telle chose? Spartan est avec moi, il n’irait pas voir ailleurs! Il faudrait que tu reviennes du fait qu’il a été evil dans une autre vie. Il n’est plus comme ça maintenant!)
-Tu ne lui as pas parlé de ton ancienne vie? lui a demandé Cédric. Ça c’est malhonnête!
Cédric est ensuite parti vers la chapelle. S’il craignait une telle réaction de ma part, c’est sûr qu’il ne m’en a pas parlé. Je devrais d’ailleurs peut-être lui en glisser un mot. Il a nié déjà à deux reprises d’avoir ses souvenirs de quand il était un evil archimage. Je pense que je vais lui demander une bonne fois pour toute ce qu’il en est. Je crois avoir amplement prouvé qu’il pouvait compter sur moi quoi qu’il se passe, non?

Spartan nous a ramenés à sa chambre, sa vraie chambre, celle où la maid folle avait défoncé la fenêtre (qui était maintenant miraculeusement réparée).
-Un gros combat nous attend demain, m’a dit Spartan.
-C’est vrai…
-Je préférerais que tu restes derrière.
-J’utilise une arbalète, alors c’est sûr que je vais rester derrière.
-Je ne supporterais pas de te perdre encore.
-(Rourou, mais…) Euh, encore?
-C’est une façon de parler.
-D’accord… Spartan, je peux te poser une question?
-Bien sûr.
-Est-ce que tu te souviens de tes anciennes vies?
-…Oui. J’ai tous mes souvenirs, tous.
(Mon pauvre rourou, ça doit être tellement dur pour toi. Tu as tellement dû avoir peur que je te rejette à cause de ça.)
-Est-ce que je suis un clone?
-Tu es la fille légitime d’un clone.
-…What?
(Comment ça, je suis la fille d’un clone? Je me souviens de ma mère et elle n’était pas une copie conforme de moi. Enfin je crois… Est-ce que ça veut dire que j’ai été adoptée?)
-Tu es la fille légitime d’un clone.
-Euh… Tu pourrais élaborer là-dessus?
-Écoute, je promets de tout t’expliquer quand tout sera fini. Je préférerais ne pas m’embarquer dans des sujets compliqués ce soir.
-Je comprends. Moi je préférerais oublier ce qui s’est dit dehors…

-So… You want to do it?
-Euh... Spartan, je t’adore, vraiment beaucoup. Mais est-ce que tu pourrais être un peu plus romantique?
-Écoute, je suis debout depuis 18 heures et je n’ai presque pas dormi la nuit passée, alors le romantisme…
-S’il te plaît…
(Je comprenais tout à fait qu’il soit épuisé, je l’étais aussi. Et oui, j’avais aussi envie de «le faire», mais pas de cette façon. J’aurais l’impression d’être un objet et je détestais me sentir comme ça. Je l’avais assez été quand j’étais avec Dante. Plus jamais.)
Spartan a dû sentir à quel point c’était important pour moi, car au lieu de me sauter dessus, il s’est approché de moi, jusqu’à ce que son visage soit à quelques centimètres du mien et que je n’aie d’autre choix que de lever mes yeux pour continuer à le regarder. Il a passé une main autour de ma taille pour me serrer contre lui et il a caressé mon visage de l’autre.
-Je t’aime.
-(Rourou)…
-Je t’ai aimée toute ma vie, depuis la première fois où je t’ai rencontrée… Non, depuis bien avant ça, je crois…
-Spartan…
-Jamais je n’aurais pu souhaiter, même dans mes rêves les plus fous, trouver quelqu’un de plus parfait. Tu seras une reine et une épouse magnifique.
-…I love you…
-I know…
-You didn’t have to say that much. You had me from «I love you». You had me from «I love you»...

-Je sais, mais je t’ai blessée...
-Ça va, n’y pense plus.
-Non. Je t’ai fait souffrir, je l’ai vue dans tes yeux et c’est impardonnable.
-…C’est juste que je déteste me faire traiter comme un objet. I’ve had that enough with my ex-boyfriend.
-He was an idiot.
-How did you figure that out?
-He let you go, so of course he’s an idiot.
(Some things don’t change. He said the same thing when I saw him in the future.)
-But I’m not complaining,
a-t-il continué, because now, I have you all to myself.
-Yes... All to yourself...
Spartan, tu crois vraiment que je ferai une bonne reine?
-Bien sûr.
-Mais je ne connais rien à ça. Si je me plantais? Ou si je te faisais honte?
-You won’t.
-Mais il doit y avoir des tas de filles plus belles, plus nobles ou plus…
-Vraiment? Moi je n’en ai vu aucune autre que toi…
-…Je t’ai dit que je t’aimais aujourd’hui?
-Au moins deux fois.
-Et bien ça en fait trois : je t’aime.
-Je t’aime aussi…

Tout ce qui avait besoin d’être dit ayant été dit, nous avons laissé nos instincts prendre le dessus. Nous nous sommes embrassés, tout en nous déshabillant mutuellement. J’ai eu droit aux regards affamés de Spartan et à ses remarques très flatteuses sur l’effet que mes sous-vêtements avaient sur mon corps. Plus je me suis retrouvée nue et plus ses commentaires se faisaient élogieux. Je n’étais pas sûre de les mériter, mais je l’ai laissé faire. Sous ses mains et sous ses mots, je me suis sentie la plus belle et la plus désirable des femmes, pour la première fois depuis si longtemps. Toute la nuit, ou plutôt toute la journée, il a célébré ses sentiments pour moi : l’amour, le désir, la passion… Quand je me suis endormie au creux de ses bras, j’étais comblée, complète, comme je ne l’avais jamais été. Je savais qu’une grande bataille nous attendait, mais ça ne m’inquiétait plus. Nous allions vaincre Xélotha et après, j’aurais mon happy ending avec l’homme de mes rêves.

vendredi 6 mars 2009

Raven 73 : L’art d’être complètement décrissée de la vie

Nous avons traversé le quartier des riches avant d’arriver à destination. Je pense que je n’avais jamais vu autant de luxe de toute ma vie. Spartan m’a aidée à descendre du carrosse. Rourou… J’aurais aimé que le trajet ne se termine pas tout de suite pour que je puisse rester collée sur toi plus longtemps. Quand je suis sortie, on m’a interpelée. C’était Éveliss, qui se trouvait avec le reste du groupe. Quand je lui ai rendu son salut, il a voulu venir me voir, mais un des gardes ne l’a pas laissé faire. Je ne voulais pas qu’il ait des problèmes à cause de moi, alors j’ai voulu régler l’affaire.
-Je reviens, aie-je dit à Spartan.
-Non, m’a-t-il répondu.
Euh… Pourquoi tu ne veux pas que j’aille les voir? Ce sont mes amis.

J’ai ouvert la bouche pour le lui demander, mais la voix de Cédric dans ma tête m’en a distraite. Il m’a dit qu’ils étaient ici pour le combat. Combat? Quel combat? Je vais assister à un combat? C’est pour ça que Spartan m’a emmenée ici? Je m’attendais à un spectacle quelconque, pas à regarder mes amis se battre. Est-ce que je ne devrais pas être avec eux?
-Raven, faites attention, m’a demandé Cédric.
-Faire attention? Pourquoi je devrais faire attention?
-Just watch your back.
-Ok…
(Je ne comprends pas du tout. Pourquoi je devrais faire attention? Spartan est avec moi alors je ne risque rien. Étrange…)
-Tu as l’air troublée, m’a dit Spartan. Ça va?
-Oui, ça va…
-Viens, je vais te guider à nos places.

Il a placé sa main dans mon dos et m’a doucement poussée vers l’intérieur de la bâtisse. J’aurais bien aimé demander quelques précisions à Cédric, mais je n’en ai pas eu le temps. Spartan m’a emmenée jusqu’à une loge hyper luxueuse, que nous partagions avec un certain… Bloten Borduac et son fils. J’ai cru comprendre que c’était lui qui avait engagé Cédric et compagnie à combattre pour lui. S’ils gagnaient, il se ferait beaucoup d’argent.
-Je dois dire monseigneur que votre compagne est éblouissante, a-t-il dit à Spartan. C’est assurément l’un des plus beaux bijoux que j’ai vus ce soir.
-…«Bijou»? aie-je répété tout bas.
-C’est un compliment, m’a murmuré Spartan. Fais semblant d’être contente, même si ce n’est pas le cas.
-D’accord… Merci du compliment.
-Je vous en prie.
(J’avais compris que c’était un compliment, mais je n’ai pas aimé le fait qu’il me compare à un objet. Si ça avait été Spartan, je n’aurais pas eu la même réaction, j’aurais très probablement apprécié, mais lui je ne le connais pas.)

Les combattants semblaient être divisés en deux groupes, ceux qui se battaient pour Bloten et les autres. J’ai vu mon lot de choses bizarres au cours de ma vie, mais ce soir ça a été le summum. Les combattants étaient tous plus étranges les uns que les autres. J’ai vu un postier et un laitier se battre ensemble! Les plus normaux étaient encore Cédric et les autres. J’étais un peu inquiète pour eux, mais comme ils semblaient bien s’en tirer, j’ai arrêté de m’en faire.
-Mais est-ce que je ne devrais pas être en train de me battre avec eux? aie-je demandé à Spartan.
-Je ne suis pas assez fou pour te laisser risquer ta vie, m’a-t-il répondu.
-(Merci, je t’adore) Je suppose… Je n’ai pas mon stock de toute façon…
Juste après, j’ai entendu le bruit de quelque chose qui était déposé derrière ma chaise.
-C’est ton stock, m’a murmuré Mash.
-Merci…
Comme ça, je vais pouvoir être préparée au cas où mes amis auraient besoin de moi.

Ils n’ont cependant pas eu besoin de moi une seule fois. J’ai donc dû me contenter de regarder le spectacle. Mais je ne m’en plaignais pas vraiment. Ça me permettait de passer du temps avec mon rourou.
-Les combats se déroulent mieux que ce que je pensais, m’a-t-il dit. Ils ne devraient pas avoir de difficulté à récupérer la dernière clé. Et nous pourrons finalement être ensemble. Je suis heureux.
-(Rourou) Moi aussi…
J’ai pris sa main et je l’ai regardé avec les yeux remplis de cœur en pixels. Je t’adore, tu le sais ça?
-Je pense que je vais être malade, a dit Mash en nous regardant.
Ben quoi? Quel mal y a-t-il à dire des trucs romantiques? Moi ça me fait tout chaud au cœur, ça ne me donne pas envie d’être malade. Et ça semble aussi être le cas pour mon rourou, alors je ne pourrais pas demander mieux.

J’ai retourné mon attention vers le combat. Nico se battait contre un truc en armure et il a gagné en même pas deux rounds. Le sang a juté partout, ce n’était pas beau du tout à voir. Mais l’adversaire de Nico était toujours vivant : c’était un gnome dans une grande armure vide.
-Intéressant ton ami, m’a dit Spartan, très intéressant…
-Oui, mais moi j’ai surtout remarqué le «sploutch».
-C’est normal que ça fasse ça avec un mobile suit.
-C’était quand même dégueu!
(J’aurais pu terminer mon existence en me passant de cette expérience tout à fait pas constructive, mais au moins Nico a gagné.)
-Tu veux quelque chose à boire? m’a demandé mon rourou. Mash?
-Yes milord?
-Qu’est-ce que tu voudrais? m’a-t-il redemandé.
-Euh…
-Je sais ce qui lui plairait milord, lui a dit Mash. Je reviens.

Quand il est revenu, il tenait dans ses mains un verre de bleurk hysmaladien.
-Ouais! Du bleurk!
Ça fait tellement longtemps que je n’en ai pas bu que je ne m’en rappelais même plus. Je n’ai même pas eu le temps de prendre une gorgée que les paris ont commencé à se faire sur combien de temps jusqu’à ce que le bleurk me mette ko. Je suis immunisée au bleurk, alors ça ne sert à rien que vous pariez. Au moins Spartan ne s’en est pas mêlé. J’ai donc dégusté mon verre de bleurk en le regardant, pleins de sparkles et de cœur en pixels dans les yeux, tout en faisant mine de ne pas entendre les murmures ou les regards des autres personnes dans la loge. Je ne vais ni devenir aveugle et ni mourir, alors trouvez-vous une autre occupation.

Je pensais que Spartan observait le combat, mais il était plutôt en train de me regarder.
-Pourquoi tu n’irais pas porter ça à tes amis? m’a-t-il suggéré en sortant une bouteille contenant un liquide qui semblait bleu. Tu pourras aussi leur dire que le dernier combat va être à trois contre trois.
-Euh, pourquoi c’est bleu?
-C’est du champagne de mage.
-D’accord… Et il n’y aura aucun danger si moi j’en bois?
-Bien sûr que non!
-Ok, je vais y aller alors!
J’ai pris la bouteille et je suis partie vers les quartiers des combattants, Mash sur mes talons, où je suis rapidement tombée sur mes amis. Edward pensais que j’étais peut-être venue me joindre à eux pour les combats. Je suis en longue robe de soirée et je porte des talons hauts. Quel genre de combat veux-tu que j’offre?

Il a ensuite demandé ce que je faisais là. Cédric a dû s’y reprendre à 3 ou 4 reprises pour qu’il comprenne que «elle est avec l’archimage» ne voulait pas dire «elle l’espionne», mais bien «elle est avec lui». Mash, lui, ne s’est pas gêné pour dire que Spartan l’avait envoyé pour les espionner. Euh… Tu espionnes pour Spartan ou tu espionnes Spartan pour eux? Est-ce qu’on peut te faire confiance?

Quand Cédric a vu la bouteille bleue et qu’il a su que ça venait de Spartan, il l’a tout de suite refusée… ce qui n’a pas empêché un des deux elfes tatas de l’ouvrir et de boire. C’était en fin de compte un champagne d’apparence bien ordinaire. Ce n’était que la bouteille qui était bleue. Cédric m’a quand même chargé du même message pour Spartan : ils n’étaient pas du tout intéressés à ce que Spartan soit leur allié et qu’ils ne voulaient rien recevoir qui venait de lui. Mais… Mais…
-Pourquoi? lui aie-je demandé d’une petite voix.
-Si je vous donne des raisons, allez-vous les croire? m’a-t-il demandé.
-…Non, probablement pas…
(Mais pourquoi tu ne veux pas être son allié? Il ne t’a rien fait…)

Les paroles de Cédric m’ont profondément blessée, même si ce n’était pas moi qui étais directement visée. Dieu sait que j’adorais Spartan et je ne comprenais pas du tout pourquoi Cédric ne l’appréciait pas.
-Mais elle, c’est quoi son rôle dans le plan de l’archimage? a demandé Edward à Cédric.
-Aucun. Peut-être qu’il tient vraiment à elle, ou peut-être qu’il s’en sert…
Hey! He does care about me, alright? Pourquoi sembles-tu tenir absolument à lui prêter des intentions malveillantes? Je me sentais de plus en plus mal et j’avais l’impression de ne plus être du tout à ma place. J’ai à peine pris le temps de passer le message de Spartan, comme quoi le dernier combat consisterait en les trois gagnants de chaque équipe, puis je suis partie, le moral complètement à terre. Je ne comprends pas…

Quand j’ai retrouvé Spartan, je devais être dans un piteux état.
-Alors, qu’est-ce qui s’est passé? m’a demandé Spartan.
-Ils complotent contre vous, lui a répondu Mash.
-Je m’en doutais.
-…
(Mais pourquoi ils font ça? Pourquoi…? Pourquoi…?)
-Je te l’avais dit, m’a dit Spartan. Cédric est de mauvaise foi.
-…Je ne comprends pas pourquoi il ne t’aime pas…
(Tu es un homme merveilleux, alors pourquoi qui que ce soit ne t’aimerait pas?)
-Mon visage ne lui revient pas!
-…Sans doute…
Alors c’est pour ça qu’il ne t’aime pas? Parce que tu es la réincarnation de l’archimage? Mais ça ne veut pas dire que tu es comme lui, right? Et tu n’as rien fait à Cédric, alors…

J’ai regardé d’un œil très distrait le restant des combats et j’ai à peine écouté ce que Spartan me disait. C’est presque le temps du dernier combat? Oui, c’est excellent… J’aurais prendre un deuxième verre de bleurk comme Spartan me l’avait offert. Ça m’aurait permis d’oublier tout ça. Je donnerais n’importe quoi en ce moment pour ne pas avoir entendu les paroles de Cédric. Je ne comprends pas… Non, je ne comprends pas du tout…

mercredi 25 février 2009

Raven 72 : Le calme avant la tempête

C tout ce que j'ai eu le temps d'écrire. Je vais essayer de faire le reste le plus tôt possible. Ça devrait s'intituler «L'art d'être complètement décrissée de la vie». Même si ce n'est pas de ta faute, merci Cédric. Grâce à toi, Raven est profondément mal à l'aise en ce moment et moi je vais pouvoir écrire un post vraiment cool de la mort qui tue. Hé hé hé...

La journée avait si bien commencé. Je m’étais réveillée au chaud dans ses bras. Il avait dit que nous passerions la journée ensemble. J’ai éventuellement retrouvé les sensations dans mes jambes et j’ai pu me lever pour me rendre à la salle de bain. J’en fus presque déçue. Ça ne m’aurais pas déplu que Spartan me prenne dans ses bras pour me déplacer. Quand je suis revenue dans la chambre, fraîche et dispose malgré mon manque de sommeil, Spartan était en train d’écrire. Je me suis penchée par-dessus son épaule pour voir ce qu’il écrivait. Je n’ai rien compris parce que c’était en mage.
-Qu’est-ce que tu écris?
-Mes mémoires. Je veux tout garder à date.
Sur le mur, il y avait une bibliothèque remplie de livres. Euh, ça sort d’où et tu as écrit tout ça quand? J’ai feuilleté quelques livres, mais tout était écrit en mage.
-Je ne comprends rien…
-C’est normal.
-Ça s’apprend le mage?
-Oui, si tu es mage.
-Zut…
-Tu n’auras pas besoin de l’apprendre.
-Quand même, ça aurait été pratique…
(Je vais être ta reine et toi tu es mage, alors est-ce que ça ne serait pas une bonne chose que j’en sache le plus possible sur ton univers?)

Spartan a continué à écrire.
-Tu en as pour combien de temps? lui aie-je demandé.
-Sûrement pour quelques heures.
-Mais… Mais… Tu avais dit que tu passerais la journée avec moi…
(Muuu…)
-Euh…
-Désolé?
-Muuu…
-Si tu veux, tu pourrais aller essayer des robes pour ce soir? Il y a une chambre remplie de robes au troisième étage, troisième couloir, quatrième porte à droite.
-…Je suppose que je pourrais faire ça… Je vais y aller.
-D’accord.
(Il semblait désolé, alors je n’aurais pas pu lui en vouloir. Et puis je devrais m’attendre à ce genre de choses en fréquentant l’archimage, non? Il est un homme très occupé et il ne peut pas passer tout son temps avec moi. Je suis un peu déçue, mais je l’adore quand même.)

Avant d’aller me chercher une robe, j’ai décidé d’aller faire un petit tour au laboratoire du scientifique fou. J’aurais préféré y aller avec Spartan, mais puisqu’il était trop occupé, je devrais me débrouiller toute seule. J’avais besoin de savoir si j’étais vraiment moi ou juste une vulgaire copie. Sur la table, la maid folle morte (ou inconsciente?) était étendue. Je m’en suis tenue le plus loin possible, au cas où elle se réveillerait et essaierait de me tuer à nouveau. Dans la pièce d’à côté, les multiples moi disséquées étaient toujours là. Muuu… Je me suis dépêchée de refermer la porte.
-Tu ne devrais pas être ici, m’a alors dit Jessica.
(J’ai failli avoir une crise cardiaque.)
-Je sais… Mais je ne peux pas laisser toutes ces… «moi» comme ça.
Elle a fini par me convaincre de ne plus m’en préoccuper, me disant que quelqu’un viendrait s’en occuper. Ce détail réglé, je suis allée jeter un coup d’œil aux notes qui traînaient sur la table. C’était malheureusement tout écrit en mage. Jessica essayait d’ailleurs de trouver un moyen de tout traduire, mais elle ne pouvait pas m’aider.
-Tu pourrais toujours demander à «almighty»? m’a-t-elle suggéré, parlant de Spartan.
-Oui, je suppose que je pourrais…
-Vous êtes très mignons ensemble.
-Merci…
(Yééé! Quelqu’un vient de me dire que Spartan et moi on fait un beau couple! Wouhou!)

Je flottais sur mon petit nuage, mais j’étais encore préoccupée par cette histoire de d’original et de clone.
-Si tu exploses dans 48 heures, on saura que tu es un clone!
-Muuu!
(Ça c’est méchant!)
-Écoute, dans mon livre à moi, si tu es la seule Raven, alors tu es Raven.
-…Merci. Ça te rattrape pour ce que tu venais de dire.
(Je suppose que c’est vrai. Je suis moi, peu importe d’où je viens. Et puis ça n’a pas l’air de déranger Spartan, alors pourquoi je devrais m’en faire avec ça?)

J’allais repartir quand Jess m’a dit qu’elle avait entendu un bruit venant de la chapelle. Elle m’a suggéré d’aller y jeter un coup d’œil. Pourquoi pas? Ça me ferait passer le temps en attendant que Spartan ait fini d’écrire ses mémoires. À la chapelle, j’ai trouvé Cyrianne, qui avait l’air très malheureuse. Elle avait aussi retrouvé sa mémoire et elle se sentait très mal à cause de ce qu’elle avait fait à Cédric (aka coucher avec l’archimage et avoir des enfants de lui). J’ai essayé de la convaincre d’aller parler à Cédric, mais j’étais à moitié convaincue de ce que je disais. D’un côté, si quelqu’un m’avait fait du mal de cette façon, je ne sais pas si j’aurais eu envie de lui pardonner. Mais d’un autre, je pouvais avoir une petite idée de ce que Cyrianne avait ressenti. Spartan était beau, charmant et charismatique et s’il avait été le moindrement pareil dans son ancienne vie, il aurait été très dur de résister. Moi j’en ai été incapable et maintenant je suis totalement accro à lui. Rourou…

Cyrianne préférait rester seule, alors je lui ai simplement promis de dire à Cédric qu’elle l’attendait là. En retour, elle m’a demandé de ne pas oublier ma promesse de m’occuper de ses enfants s’il lui arrivait quelque chose. Euh… ♫La, la?♫ Je n’avais pas oublié, mais les choses étaient maintenant légèrement beaucoup différentes. J’étais fiancée (j’adore ce mot) à la réincarnation de l’archimage. Je savais que Spartan était différent de l’ancien archimage, mais qu’est-ce que Cyrianne ressentirait par rapport à ça? Est-ce qu’elle voudrait toujours que je m’occupe de ses enfants dans une telle situation? Je lui en parlerai plus tard. Pour l’instant, je dois aller chercher une robe pour ma soirée avec mon rourou.

J’ai trouvé la chambre ans problème. Elle était remplie d’un bout à l’autre de robes. Wow… Trop cool… Je me suis sentie comme une petite fille dans un magasin rempli seulement de poupées. Je me suis fait plaisir et j’ai ouvert tous les garde-robes. J’ai vu plusieurs horreurs, froufrous et trucs trop shiny pour ne nommer que ceux-là. Puis je l’ai vu elle, la robe de mes rêves, un véritable coup de cœur. Bien entendu elle était rouge. D’un beau rouge foncé, faite en taffeta je crois. Elle était sans bretelle et la jupe était très évasée. J’ai failli baver dessus tellement je la trouvais belle. Et comble de chance, j’ai réussi à trouver une paire d’escarpins rouges qui allaient parfaitement avec. Ça serait parfait pour la soirée… en espérant que tout se passe bien. Parce que si je devais me battre avec ça dans les pieds, je me péterais la gueule à coup sûr. Maintenant si je pouvais seulement trouver des accessoires pour compléter le tout et des jolis sous-vêtements. Je voulais voir les yeux de Spartan s’agrandir lorsqu’il m’enlèverait ma robe ce soir. Je voulais me faire belle, plus que belle pour lui. Il le méritait bien.

J’ai pris la robe et les souliers et je suis retournée vers Spartan. Il avait heureusement terminé d’écrire. Il était debout près de la fenêtre, en train de contempler la ville. Rourou… J’ai déposé mes trucs sur le lit et je suis allée vers lui. Il avait envie d’aller en ville pour grignoter quelque chose. Pourquoi pas? Tout pour passer le plus de temps possible avec lui. Je me suis accrochée à son bras et nous sommes sortis.
-Si ça ne te dérange pas, j’aurais besoin d’aller magasiner.
-Tu n’as pas trouvé de robe?
-Oui, mais il me faut ce qui va en-dessous…
-…Oh! Oui, bien sûr…
Il a détourné le regard et… est-ce que je l’ai bien vu rougir? Après tout ce qui est
arrivé la nuit passée, ça te gêne que je parle de sous-vêtements? Tu es trop mignon. Ça me donne encore plus envie d’en choisir qui soient le plus sexy possible. Si tu es gêné maintenant, attend donc à ce soir. Je te garantie que tu n’as encore rien vu…

Dans la boutique, j’ai pris le temps de chercher, car je voulais quelque chose qui soit vraiment «wow». Je voulais que Spartan me regarde et qu’il soit incapable de prononcer un seul mot. Je suis restée dans les mêmes teintes. Une brassière strapless avec un peu de dentelle et la culotte assortie (mais pas de string, je déteste ça pour mourir). Et tant qu’à me lancer dans les dépenses (ce n’était pas moi qui payait de toute façon), j’ai pris un petit quelque chose pour mes cheveux et j’ai décidé de prendre des bas et le porte-jarretelles qui allait avec. J’ai tellement aimé le résultat que j’ai failli appeler Spartan dans la cabine d’essayage pour qu’il me dise ce qu’il en pensait. Mais je me suis retenue. Si je l’avais fait, je ne m’en serais pas sortie intacte, si vous voyez ce que je veux dire…

Mes achats faits, Spartan et moi sommes allés dans un petit resto sympathique pour manger. J’ai à peine grignoté, mon esprit trop occupé par la soirée qui s’en venait pour que mon corps fasse quoi que ce soit. J’avais peur que Spartan ne me dise qu’il devait retourner… faire des trucs d’archimage et que ces beaux moments passés avec mon rourou ne soient coupés courts, mais pour mon plus grand plaisir il est resté avec moi tout le restant de l’après-midi. Je me suis accrochée à son bras autant parce que j’avais peur qu’il ne s’en aille que parce que j’étais aux anges de l’avoir pour moi toute seule. Nous sommes allés manger une crème glacée, nous nous sommes promenés dans le parc, nous avons assisté à un spectacle de marionnettes… Toutes des activités que les couples faisaient. Je flottais sur mon nuage et personne n’aurait pu m’en faire redescendre. L’avoir près de moi, sentir sa main dans mon dos, me caressant doucement, sentir ses baisers dans mon cou ou simplement son regard sur moi… Je ne m’étais pas sentie aussi heureuse depuis tellement longtemps.

Quand le soleil a commencé à se coucher à l’horizon, nous sommes rentrés au château pour nous préparer. Spartan est allé dans une autre pièce pour me laisser tout l’espace dont j’aurais besoin. M’habiller a été assez facile. Ce qui a été long ce fut de me coiffer. Il y avait si longtemps que je ne m’étais pas appliquée à me faire belle que j’avais presqu’oublié comment je devais procéder. Arranger mes cheveux fut donc une tâche des plus complexes. J’ai tiré mes cheveux par en arrière pour me faire une toque et j’ai mis la genre de fleur rouge en tissu que j’avais choisie par-dessus. Le résultat était plutôt satisfaisant. Pour le maquillage, je suis restée dans la simplicité. J’espère que Spartan aimera.

Toc, toc.

-Tu es prête? m’a-t-il demandé à travers la porte.
-Oui!
Je suis allée lui ouvrir, nerveuse comme je ne l’avais pas été depuis un bon moment. Quand j’ai ouvert la porte, Spartan m’a contemplée sans rien dire, son regard se promenant sur moi de haut en bas. J’ai commencé à m’inquiéter.
-La robe n’est pas bien? Elle est trop…? Ou pas assez…?
-Non, tu es parfaite…
Là ce fut à mon tour de rougir.
-…Merci…
Nous sommes ensuite sortis dehors. Un magnifique carrosse nous attendait, l’intérieur étant aussi luxueux que l’extérieur. Spartan s’est assis en fasse de moi.
-Tu veux quelque chose à boire? m’a-t-il demandé alors que le carrosse se mettait en route.
-Non merci.
Tout ce que je voulais c’était l’avoir près de moi. Je suis donc allée m’assoir à côté de lui et j’ai accoté ma tête sur son épaule, tout en emprisonnant sa main entre les miennes. J’ai vraiment hâte de voir la surprise que tu m’as réservée. J’espère que je vais aimer…